lundi 7 décembre 2009

DOIT-ON CONTINUER AINSI ?

Bonjour

Depuis 2004, vingt des vingt deux régions métropolitaines sont gérées par des présidents socialistes. A quelques mois des élections régionales, l'heure du bilan est venue. Lors des précédentes éditions du Livre Noir, nous avions observé un certain nombre de caractéristiques de la gestion "socialiste" des régions. Cette méthode se résume de la façon suivante : explosion des impôts, multiplication des dépenses de fonctionnement et de communication, ainsi qu'un saupoudrage massif des subventions aux associations.


Au fil des années, nous avons constaté qu'au-delà des dérives budgétaires et de la mauvaise gestion, un véritable programme d'instrumentalisation des exécutifs régionaux a été mis en place. Désormais, la politique des régions se décide rue de Solférino avec pour unique ambition de s'ériger en contre-pouvoir à la politique gouvernementale.

L'augmentation généralisée des impôts régionaux. Les présidents socialistes ont conduit les régions sur une bien mauvaise pente. Depuis 2004, les impôts régionaux ont augmenté de 34 % pour la taxe sur le foncier bâti (91 % en Languedoc-Roussillon) ; de 33 % pour la taxe sur les cartes grises ; et de 54 % pour la taxe professionnelle (90 % en Languedoc-Roussillon) sur l'ensemble du territoire. Ce sont 6,5 milliards d'euros d'impôts régionaux supplémentaires qui sont prélevés chaque année sur les contribuables, ce qui représente 101 euros supplémentaires par Français.

L'explosion des dépenses de fonctionnement et de communication dans les régions socialistes. Ce sont bien les frais de fonctionnement, les dépenses de communication, de représentation et les nombreuses interventions hors compétence qui ont fait exploser les budgets régionaux. Entre 2004 et 2009, les dépenses de fonctionnement des régions françaises ont explosé de 85 %, alors que sur la même périodeles investissements ne progressent que de 32 %. Parmi ces dépenses, ce sont bien les frais de personnel qui ont le plus fortement augmenté (+410%) et ce, bien avant les transferts liés à la décentralisation. Les charges à caractère général qui intègrent notamment les dépenses de communication ont été multipliées par 4 depuis le début de la mandature en 2004.

En effet, ces dépenses lourdes auxquelles on peut ajouter l'échec des coûteux emplois tremplin, n'ont qu'un seul but : créer de véritables contre-pouvoirs au gouvernement. En parallèle, alors que les efforts en faveur de l'investissement et les plans de soutien à l'économie sont dérisoires, l'endettement des régions françaises a augmenté de 38 % entre 2004 et 2009.

La recherche systématique d'un bouc émissaire : l'Etat et la décentralisation.
Contrairement à ce qu'affirment les présidents socialistes, ce ne sont pas les nouvelles compétences transférées qui viennent peser sur les budgets régionaux. Derrière les augmentations massives de la fiscalité, des dépenses de fonctionnement et de communication se cachent la volonté de se servir des régions comme d'un contre-pouvoir. Cette instrumentalisation des régions par le Parti socialiste s'est faite au détriment des ménages et des entreprises qui depuis 2004, paient de nouveaux impôts. Et ce, bien avant que les transferts liés à la décentralisation aient des effets sur les budgets régionaux.

Au final, les régions françaises ont augmenté massivement les impôts (et le Languedoc-Roussillon plus que toutes les autres) ; elles sont plus endettées et investissement moins pour l'emploi, l'éducation et les transports.
 
Jean Félix Brouet
(source Internet)